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Quel format choisir

Quatre sorties, quatre usages. Le mauvais choix ne se voit pas tout de suite : il se voit chez le sous-traitant, quand la pièce arrive facettée ou quand personne ne peut plus la modifier.

FormatPour quiCe qu'il garde
STEP L'usineur, le bureau d'études La géométrie exacte : plans, cylindres, congés. Pas l'historique.
STL L'impression 3D Un maillage de triangles. Les surfaces courbes deviennent des facettes.
DXF La découpe laser, le jet d'eau, le pliage Le dessin 2D de la mise en plan, calque par calque.
Document JSON Vous, plus tard Tout : esquisses, contraintes, cotes, historique complet.

STEP : la référence pour la fabrication

STEP décrit des surfaces exactes. Un cylindre y est un cylindre défini par son axe et son rayon, pas une approximation. C'est ce qui permet à une machine à commande numérique de suivre le contour au centième, et à un autre logiciel de CAO de reprendre la pièce.

C'est le format à envoyer quand quelqu'un doit fabriquer ou reprendre la pièce. Il perd en revanche l'historique : celui qui le reçoit voit un solide fini, pas la suite de fonctions qui l'a produit. Il ne pourra pas changer une cote et tout rejouer.

STL : seulement pour l'impression 3D

STL ne connaît que des triangles. Un cylindre y devient un polygone à facettes, et la finesse dépend de la discrétisation choisie à l'export. C'est sans conséquence pour une impression par dépôt de fil, dont la résolution est bien plus grossière que l'erreur de facettage.

N'envoyez jamais un STL à un usineur. Il devra reconstruire des surfaces à partir de triangles, ce qui est long, imprécis et facturé. Le réflexe « j'exporte en STL, c'est le format 3D que je connais » coûte cher.

DXF : le plan, pas la pièce

Le DXF sort de la mise en plan, pas du solide. Il contient les vues projetées, leurs cotes et le cartouche, répartis en calques distincts — les arêtes vues, les lignes cachées, les filetages. C'est ce qu'attend une machine de découpe, qui travaille sur un contour 2D.

Les vues s'alignent selon la projection européenne, dite du premier dièdre : la vue de gauche se place à droite de la vue de face. C'est la convention en vigueur en France et dans la norme ISO ; les plans américains suivent la convention inverse, et confondre les deux met les perçages du mauvais côté.

L'écran, l'impression et le DXF sont composés par le même code. Deux mises en page finiraient par diverger, et c'est le DXF envoyé au sous-traitant qui mentirait.

Le document JSON : le seul format qui se rouvre

C'est le format de travail. Il contient les esquisses avec leurs contraintes, les cotes, l'historique complet des fonctions, et jusqu'aux fichiers importés, embarqués en base64 pour que le document reste autonome. C'est le seul qu'il faut garder si vous comptez modifier la pièce un jour.

Le travail en cours est aussi conservé dans le navigateur, mais cette sauvegarde ne survit ni au vidage des données du site, ni au passage sur une autre machine. Exportez le document dès qu'une pièce compte.

Ce qui accompagne le fichier

Un fichier 3D ne dit pas tout. Il ne porte ni matière, ni état de surface, ni tolérance générale, ni traitement. C'est la mise en plan qui les porte — avec ses cotes tolérancées, ses classes ISO et ses tolérances géométriques ISO 1101 rattachées à des repères A, B, C.

Envoyer un STEP seul, c'est laisser l'atelier deviner. Le STEP donne la forme, le plan donne les exigences.

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