RAAI CAO

AccueilGuide › Volumes

Donner du volume

Chaque fonction prend ce qui existe déjà et le transforme. Elles restent toutes dans l'historique, dans l'ordre où vous les avez posées, et se rejouent à chaque modification en amont.

Créer de la matière à partir d'une esquisse

Extrusion

Le contour est poussé perpendiculairement à son plan, sur une hauteur donnée. Le sens se choisit d'un côté, de l'autre, ou symétriquement de part et d'autre du plan. C'est la fonction la plus fréquente : une plaque, un bossage, une nervure.

Révolution

Le contour tourne autour d'un axe, sur un angle qui peut être inférieur au tour complet. C'est ainsi qu'on obtient un arbre, une poulie, un corps de vérin — toute pièce de révolution se dessine en demi-profil.

Balayage

Le profil est transporté le long d'une hélice définie par son pas et sa hauteur. L'axe est la normale du plan de l'esquisse passant par son origine, et le rayon est la distance du profil à cette origine : la section se dessine donc à la bonne distance du centre, comme sur une planche à dessin. Limons d'escalier, rampes, ressorts, tubes cintrés.

Lissage

Plusieurs esquisses posées sur des plans différents, reliées par une surface continue. Une transition de section carrée vers ronde, un carénage.

Chacune de ces quatre fonctions ajoute de la matière, ou en retire, selon l'opération choisie. Une extrusion en retrait creuse une poche ; une révolution en retrait taille une gorge.

Modifier la matière existante

Perçage

Les cercles d'une esquisse deviennent des trous : diamètre, profondeur, et une tête au choix — aucune, un lamage à fond plat pour une vis à tête cylindrique, ou une fraisure à 90° pour une tête conique. Le perçage peut être déclaré fileté : la mise en plan le dessinera alors à la convention ISO 6410, trait fin au nominal.

Congé et chanfrein

Le congé arrondit une arête à un rayon donné, le chanfrein la coupe à plat. Ce sont les dernières fonctions à poser : un congé appliqué trop tôt disparaît sous la matière ajoutée ensuite, ou fait échouer la reconstruction quand l'arête qu'il tenait n'existe plus.

Évidement

Vous désignez les faces à ouvrir et vous donnez une épaisseur : la pièce pleine devient une coque. C'est ce qui transforme un bloc en carter, en boîtier, en capot — et ce qui rend une pièce fabricable en fonderie ou en injection.

Répéter sans redessiner

Répétition

Une fonction existante est reproduite linéairement, le long d'une direction avec un pas, ou circulairement, sur un angle. Trois perçages sur une entretoise, douze dents sur une couronne : une seule esquisse, un nombre, un pas.

Symétrie

Le miroir d'une fonction par rapport à un plan. Utile dès que la pièce a un axe : on dessine une moitié, on la reflète, et une modification d'un côté se répercute de l'autre.

Le plan décalé

Toutes les esquisses ne tiennent pas sur une face existante. Le plan décalé crée un plan parallèle à un autre, à la distance voulue, pour y poser une esquisse dans le vide — le sommet d'une nervure, la section haute d'un lissage.

L'historique est l'objet, pas la forme

L'arbre de construction montre chaque fonction avec ce qu'elle consomme : l'esquisse, ses cotes, ses contraintes, ses références aux faces du solide. Revenez sur n'importe laquelle et tout ce qui suit se rejoue.

C'est aussi la limite du procédé. Une fonction qui s'appuie sur une face ou une arête créée plus haut échoue si cette face disparaît. Quand une reconstruction casse, la cause est presque toujours là : une référence devenue orpheline, pas un bug de calcul.

Éléments standards et catalogue fournisseurs

La bibliothèque fournit de la visserie ISO, des entretoises et des profilés générés comme des historiques — donc modifiables — ainsi que des fichiers STEP de constructeurs, chargés à la demande et embarqués dans le document. Une pièce reste ainsi autonome : le fichier que vous exportez contient tout ce qu'il faut pour la rouvrir.

← L'esquisse contrainte Exporter la pièce →